4 choses à savoir avant de tester le shibari

shibari

Publié le : 04 octobre 20226 mins de lecture

Le bondage japonais ou kinbaku, est un art qui a su se transformer le long des siècles. De nos jours, il s’agit d’une pratique qui s’assimile fortement aux pratiques BDSM. Le bondage japonais intrigue, fait peur, excite, attire, mais ne laisse certainement pas indifférent. Envie d’essayer le kinbaku ? Voici cinq choses à savoir au préalable sur cette pratique.

Le bondage japonais n’était pas destiné à des jeux sexuels

L’art du shibari remonte à la société médiévale japonaise. L’appellation « Kinbaku » provient d’ailleurs de cette époque. C’était une méthode dont se servaient les militaires pour capturer et torturer leurs prisonniers.

Il n’y avait qu’une poignée de personnes spécialement formées, les Nawashis, qui savaient mettre en pratique cet art. Les modèles d’attache permettaient de distinguer les rangs des captifs dans la société japonaise ainsi que les raisons de leur arrestation. Les nobles pouvaient ainsi être distingués des samouraïs et des gens du peuple.

Grâce à l’entrelacement des cordes, le Nawashi donnait toutes les informations nécessaires sur le prisonnier :

  • Le rang social de ce dernier.
  • Le crime commis.
  • Le sexe du captif.
  • Son âge et même sa profession.

En 1908, le kinbaku fut de plus en plus assimilé au bondage, tout en restant un art des plus traditionnels. Dans les années 60, la notion de bondage japonais fut entièrement consacrée, notamment grâce aux photographies du Britannique John Willie. L’homme, amateur de fétichisme et de bondage, contribua largement à l’exportation de la pratique dans le monde.

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Le bondage japonais possèderait des vertus sur l’esprit des partenaires

Le shibari possède un univers mystérieux propre à lui. Non, il ne s’agit certainement pas que d’attacher son partenaire avec des nœuds complexes pour s’estimer expert. Le principe même de l’art repose sur une connexion spirituelle entre les deux partenaires.

Selon certains professionnels de la chose, le but du bondage japonais est avant tout de miser sur un accroissement de la vivacité des sens. Les cordes permettent à la personne attachée de se concentrer le plus possible et de vivre ses émotions.

Ainsi, la connexion entraine une meilleure relation émotionnelle entre les partenaires, sur le moment de l’acte. Cette vertu, appelée le plaisir du libertin dans le langage BDSM, consiste à surpasser l’étape du simple contact charnel. Il s’agira de ressentir les émotions du partenaire, de ressentir son cœur battre et d’entrer en osmose avec lui. C’est un acte destiné à atteindre une sexualité épanouie.

Le bondage japonais emploie exclusivement des cordes

Le bondage japonais s’assimile à la pratique BDSM qui a la même appellation, mais les deux ont bien des points de divergences. Le plus important est celui des instruments utilisés lors de ces pratiques.

En effet, le bondage classique implique de nombreux outils dits de plaisir : cordes, menottes, rubans, cravates, etc. Le shibari n’emploie que des cordes. Mais au-delà des instruments utilisés, la différenciation entre l’Occident et cet art japonais est aussi dans l’essence même de la pratique.

Le bondage japonais, plus qu’un acte sexuel, est une sorte de massage qui implique les points d’énergie du corps humain. Ces derniers seront stimulés par les cordes. Le bondage japonais n’est pas dans une recherche de plaisir dans la douleur, mais dans une fusion spirituelle qui accompagne l’acte sexuel charnel.

Des rôles existent dans le domaine du bondage japonais. Il y a entre autres :

  • Ceux qui pratiquent la suspension.
  • Ceux qui ne font pas de nœuds.
  • Ceux qui préfèrent le sol.
  • Ceux qui se rapprochent le plus de la version originelle du Kinbaku.

Finalement, le clivage entre les deux pratiques est bien marqué. Alors que l’une répond à un besoin d’esthétisme sexuel simplement, l’autre se veut plus traditionnel.

Le bondage japonais est un art martial qu’il convient d’apprendre

Le bondage japonais est un art martial avec des règles bien définies qu’il faudrait connaitre pour le pratiquer au mieux. Attacher uniquement ne suffit pas, et c’est pourquoi il est important d’apprendre, afin d’éviter toute déconvenue. Voici quelques-unes des règles de base du Kinbaku moderne.

Connaitre le corps humain est essentiel

Certaines parties du corps humain sont hypersensibles. C’est le cas par exemple du nerf radial et du nerf huméral. Ces deux nerfs, respectivement situés sur les bras et sur les jambes, peuvent entrainer une paralysie du corps temporaire ou définitive.

Connaitre ces points sensibles est primordial. Il va sans dire qu’il faut éviter ce genre de pratique lorsqu’on n’est pas dans un état de sobriété totale. Le bondage japonais nécessite de l’attention et de la concentration.

Bien choisir la qualité des cordes utilisées

Les cordes utilisées pour le bondage japonais peuvent mesurer jusqu’à 6 m de long. Des marques resteront bien sur la peau, mais ne doivent pas l’abimer. C’est pour cette raison qu’il est conseillé de prioriser les cordes en jute ou en chanvre. Le contact avec la peau reste doux. Vous trouverez ce type de corde dans une boutique érotique spécialisée dans le domaine.

Établir le consentement et des règles de sécurité

  • Avant de se lancer dans la pratique du bondage japonais, il faut d’abord en discuter avec votre partenaire. Il est essentiel d’établir des règles et d’avoir un consentement total. Il faudra aussi s’en tenir exclusivement aux termes prédéfinis pendant la pratique.
  • Pour les cas d’urgence, prévoyez un ciseau robuste capable de sectionner les cordes si votre partenaire se sent mal ou perd connaissance. Pensez aussi à toujours avoir une trousse de secours s’il s’avérait nécessaire d’employer des médicaments.
  • Se lancer dans une pratique sexuelle telle que le bondage peut effrayer. Mais avec du tact et un brin de savoir-faire, l’expérience peut s’avérer plaisante pour les deux partenaires.


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